Et si on parlait du Fusil de Tchekhov?


procédés narratifs / vendredi, avril 6th, 2018

Bonjour à tous! Précédemment dans le dernier épisode…nous avions affronté le puissant foreshadowing. Aujourd’hui, en brave compagnie que nous sommes nous allons étudier la règle du Fusil de Tchekhov un procédé narratif apparenté au foreshadowing.

 

Qu’est-ce que le Fusil de Tchekhov?

foreshadowing
Extrait du 5e élément de Luc Besson

La règle du Fusil de Tchekhov proviendrait du grand dramaturge Anton Tchekhov. Ce dernier affirmait que:

« si dans le premier Acte vous indiquez qu’un fusil est accroché au mur alors il doit absolument être utilisé quelque part dans le deuxième ou le troisième Acte. Si personne n’est destiné à s’en servir, il n’a aucune raison d’être placé là. »

Concrètement, cela veut dire que si un élément de votre histoire n’est pas essentiel à votre récit, il n’a rien à faire dans votre scénario.

Par extension, la règle du Fusil de Tchekhov s’apparente au Foreshadowing. En effet, aujourd’hui, il est courant d’appeler un Fusil de Tchekhov tout objet d’apparence banal mais qui se révèlera crucial pour la suite du scénario.

Par exemple, dans Le 5e élément de Luc Besson, Zorg présente une nouvelle arme aux mangalores et on se doute qu’elle sera utilisée plus tard. Dans la suite du récit, miracle! L’arme réapparait au Fhloston Paradise.

Bref, vous l’aurez compris dans cette définition le Fusil de Tchekhov est un Foreshadowing. A titre personnel, je trouve que cette fusion des notions est redondante. Je préfère retenir la définition originale à savoir que chaque élément doit avoir un sens dans le récit.

Toutefois, cette règle ne peut plus s’appliquer aussi systématiquement qu’autrefois les lecteurs s’habituant à ces fameux « signes cachés » (les foreshadowing). Aussi, l’auteur aguerri pourra tromper le lecteur en attirant son attention sur des éléments qui ne seront pas utilisés pour la suite du récit (donc des fausses pistes).

Par exemple, dans le film Deadpool de Tim Miller, Deadpool passe un temps fou à rassembler des armes pour finalement les oublier dans la voiture de Dopinder. (pour le fun, il y a aussi cet exemple-là avec un flingue qui n’arrivera jamais…)

 

Voilà, cette chronique s’achève ici! J’espère qu’elle vous a plu. Si c’est le cas, n’hésitez pas à la commenter et à la partager sur les réseaux sociaux.

A bientôt!

 

 

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